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Eiger Fever

La météo a été plus capricieuse ces derniers jours, c’est l’occasion pour nous d’observer des moments de repos et de continuer à découvrir d’autres facette de la Suisse et notamment les jolis lacs autour d’Interlaken. Depuis que nous avons dépassé Zermatt, l’allemand est la langue officielle et cela rend le voyage plus exotique : nous ne comprenons ni les panneaux, ni les gens. Nous avons aussi remarqué que nous étions dans une “zone à touristes” et cela fait flamber les prix du quotidien : les cafés (simples) sont à 5 CHF, la boule de glace également. Il en va de même pour le prix des camping : la Suisse n’est pas très accessible vers ici et encore, nous nous déplaçons en camping-car…

Nous reprendrons la route pour Grindelwald le 20 août en attendant que les épisodes de pluies cessent. Mais nous n’avons pas à nous plaindre car jusque là, la météo était irréprochable. Nous avons profité de chacune des éclaircies pour visiter Interlaken et Thoune.

21/08
Réveil à 6h30 au camping de Wilderswil, qui se situe dans la vallée à 30 minutes de Grindelwald. Le ciel ne se découvre pas encore tout à fait et une fois que nous avons fait le tour de la petite ville remplie de chinois et pris un petit café, le soleil fait son apparition.
Le plan initial qui était de prendre le train en direction de Kleine Scheidegg avec nos vélos, de faire la rando + via ferrata de Rotstock puis de redescendre à vélo. Au vu du timing, il va falloir le faire en deux fois. En en fait, quelle bonne idée : une nuit de bivouac face à l’Eiger, que peut-on espérer de mieux?

Après un déjeuner pique nique bucolique sur l’herbe, nous trouvons une place qui nous paraît “safe” pour le camping car, nous équipons, enfourchons nos vélos et puis prenons le joli train rouge qui grimpe facilement jusqu’à la gare de Kleine Scheidegg à 2000 m d’altitude.

Nous pensions passer au-dessus du lit de nuage mais il n’en est rien : la gare est plongée dans un épais brouillard, ce qui nous plonge dans une ambiance dolomitique. Nous cherchons un spot pour attacher les vélos et montons la tente à proximité d’une cabane de télésiège hors fonctionnement. Nous rejoignons la gare pour un petit chocolat chaud / tchai et profitons ensuite de notre bivouac près d’un petit feu qui nous réchauffe. Seule la vue nous manque, on sent bien que le soleil est en train de se coucher et que nous sommes en train de louper un bel instant. Sauf que… la vue finit par se dégager au tout dernier moment : lorsque le ciel rose colore les cimes enneigées de la Jungfrau (4158 m) et du Mönch (4107 m) et l’on apperçoit enfin la myhtique face Nord de l’Eiger qui, presque totalement verticale ou déversante, est considérée comme la plus impressionnante et la plus célèbre face des Alpes, si ce n’est la plus haute (dénivelée d’environ 1 650 mètres) . Elle est connue pour avoir donné du fil à retordre aux célèbres alpinistes qui concourraient pour être les premiers à la gravir. Nous apercevons des petites lumières sur la face Nord : une cordée en cours d’ascension, on leur dit bonne nuit.

22/08
Réveil à 6h. Nous plions la tente et cachons quelques unes de nos affaires pour alléger nos sacs-à-dos. Après un petit café, nous n’attendons pas l’arrivée du premier train de touriste pour démarrer la randonnée : 1h20 de marche d’approche avant d’arriver au départ de la via ferrata de Rotstock. Nous traversons des troupeaux de vaches toutes plus belles les unes que les autres et croisons plus loin des petites bébés marmottes. La lumière du matin est magnifique : quel privilège d’être seuls dans un tel décor.

La via ferrata monte sec : beaucoup d’échelles et de “marches” hautes. Il faut rester concentrés car la roche est trempée par certains endroits. Au moment nous apercevons une porte qui s’ouvre et donne sur les galeries du tunnel de chemin de fer à crémaillère de la compagnie de la Jungfraubah. Ce chemin de fer traverse l’ Eiger et le Mönch pour s’arrêter à la station de chemin de fer de la Jungfrau à 3454 m d’altitude : la plus plus haute d’Europe. Les Suisses sont fascinants!

La Via nous amène au sommet du Rotstock à tout juste 2700 m d’altitude et nous laissons sur notre gauche le dénivelé restants pour atteindre l’Eiger culminant à 3974 m. Nous y faisons notre pause déjeuner ainsi qu’une sieste.

La descente se fait ensuite assez bien : un première partie bien raide sur des cordes qui ont été installées pour sécuriser les randonneurs puis l’on retrouve rapidement les verts pâturages, les vaches, mais aussi les touristes. Beaucoup d’entre eux prennent le train jusqu’à Kleine Scheidegg et font un petit tour à pied à proximité.

Il est l’heure de rejoindre nos vélos et de récupérer notre matériel qui n’a bien évidemment pas bougé. La descente est un pur bonheur, 50 minutes de vitesse et un parcours bucolique avec quelques petits passages plus compliqués où je serai obligée de descendre du VTT.

Retour au camping car et sans trop tarder nous prenons la direction de la prochaine escale : Kandersteg !

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